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Guide · Acheter dans le neuf (VEFA) en Polynésie française

Acheter dans le neuf, sans te faire avoir.

Acheter dans le neuf, c'est souvent acheter un logement qui n'existe pas encore : tu signes sur un plan, tu paies au fil du chantier, et tu découvres ton bien à la fin. C'est un beau projet — mais c'est aussi là que se glissent les frais qu'on ne t'a pas montrés, les retards, les finitions bâclées. Ce guide ne te dit pas si le neuf est « bien » ou « pas bien ». Il te donne, en une lecture, toutes les cartes pour décider en connaissance de cause.

Guide de référence · 8 chapitres
Acheter dans
le neuf en PF
Sarah Zimbris · Conseillère en immobilier
Ma promesse

Je suis formatrice, coach et conseillère en immobilier à Tahiti. Dans le neuf, la difficulté n'est pas le logement — tu ne l'as pas encore vu. La difficulté, c'est tout ce qu'il y a autour du contrat : des intérêts pendant deux ou trois ans sans habiter ni louer, un calendrier de paiement à respecter à la lettre, des garanties solides sur le papier mais dont l'assurance n'est pas obligatoire ici, et une livraison où tout se joue en quelques heures. Tout ça est encadré par des règles précises. Encore faut-il les connaître avant de signer.

Chapitre 1Le neuf, c'est quoi au juste ?

« Acheter neuf » recouvre trois situations très différentes. Selon le cas, tu n'achètes pas la même chose, tu ne paies pas au même moment, et tu ne prends pas les mêmes risques.

01 · VEFA

La vente sur plan

VEFA = vente en l'état futur d'achèvement. Tu achètes un logement pas encore construit, à partir de plans et d'une notice. La propriété se transfère au fur et à mesure : sol à la signature, construction à mesure qu'elle sort de terre. Tu paies par tranches selon l'avancement.

02 · Vente à terme

Plus rare

Tu paies l'intégralité du prix à la livraison. Transfert de propriété constaté à l'achèvement (avec effet à la signature). Surtout chez les organismes publics. Point d'attention : ton financement doit tenir ce calendrier.

03 · Neuf déjà achevé

Comme dans l'ancien

Logement construit + conformité délivrée. Compromis puis acte, paiement intégral, mais bien neuf. Aucun risque de chantier, tu vois ce que tu achètes, tu emménages vite. Limite : aucune personnalisation possible.

Ce que le contrat doit obligatoirement contenir. La description précise du bien, le prix et ses modalités de paiement, le délai de livraison, et la garantie d'achèvement. Si l'un de ces éléments manque ou reste flou : on ne signe pas avant d'avoir tout, noir sur blanc.
À retenir. En VEFA, tu signes avant que le bien existe. C'est ce qui te donne accès à un logement neuf, personnalisable et fiscalement intéressant — et c'est aussi ce qui crée les risques propres au neuf : l'attente, les frais pendant l'attente, et la qualité de ce qu'on te livrera. Tout le reste du guide sert à maîtriser ces trois points.

Chapitre 2Le parcours en VEFA, étape par étape

Entre le moment où tu craques pour un programme et celui où tu as les clés, il s'écoule en général 18 à 36 mois. Voici le déroulé.

Le réflexe. Garde ce tableau sous les yeux pendant toute l'opération. À chaque étape correspondent des droits et un courrier-type (modèles dans le PDF). Un acheteur qui sait ce qui vient ensuite ne se fait pas bousculer par le calendrier du promoteur.

Chapitre 3Le contrat de réservation & ton droit de te rétracter

C'est le premier vrai engagement. Bien lu, il te protège ; signé trop vite, il t'enferme.

Ce que tu signes (et ce qu'on doit te remettre)

Le contrat de réservation (ou contrat préliminaire) décrit le logement, fixe le prix et le délai de livraison. Il vient avec des annexes essentielles, à exiger avant de signer :

Le dépôt de garantie

À la réservation, tu verses un dépôt — en général de l'ordre de 5% du prix. Point clé : il doit être séquestré chez le notaire, pas versé directement au promoteur. C'est ta sécurité : si tu te rétractes ou si la vente n'aboutit pas, tu récupères ton argent intégralement.

Tes 10 jours pour changer d'avis. Après réception du contrat en recommandé, tu disposes d'un délai de rétractation de 10 jours. Tu peux renoncer sans avoir à te justifier et sans payer le moindre centime de pénalité. Dépôt rendu en entier. Ce délai est un droit : personne ne peut te le faire « sauter » pour aller plus vite.

Les travaux modificatifs (TMA)

Tant que le chantier le permet, tu peux demander des modifications sur plan : déplacer une cloison, changer un revêtement, ajouter une prise. On appelle ça des travaux modificatifs acquéreur (TMA). Trois règles :

Le piège de l'acheteur. On te met parfois la pression pour signer « tout de suite, sinon le logement part ». Un bien sérieux ne disparaît pas en 24h, et ton délai de réflexion existe précisément pour ça. Ne signe jamais sans avoir lu la notice descriptive en entier, vérifié que le dépôt va chez le notaire, et compris le prix total.

Chapitre 4Les appels de fonds : qui paie quoi, et quand

En VEFA, tu ne paies pas tout d'un coup. Tu paies par tranches, au rythme du chantier. C'est une protection : tant que ce n'est pas construit, ce n'est pas dû.

Le principe : payer à l'avancement

À chaque grande étape correspond un appel de fonds, justifié par une attestation d'avancement de l'architecte. C'est presque toujours ta banque qui débloque, pas toi.

La règle d'or. Tu ne paies jamais une tranche qui n'a pas été réellement atteinte sur le chantier. Si un appel de fonds arrive sans attestation d'avancement, ou en avance sur la réalité du terrain, tu as le droit de le contester. C'est la première protection contre un promoteur qui voudrait encaisser plus vite que ça ne construit.

Les derniers 5% : ton levier de fin de chantier

Le solde de 5% est dû à la livraison. C'est ta meilleure carte : si tu constates des défauts à la remise des clés, tu peux consigner ces 5% (les bloquer sur un compte neutre) jusqu'à ce que tout soit réparé. Tant que le promoteur n'a pas levé les réserves, il ne touche pas le solde.

Chapitre 5Les frais intercalaires : le coût caché

C'est LE poste que beaucoup d'acheteurs découvrent trop tard. Il se chiffre souvent en plus d'un million de francs. Le comprendre dès le départ change tout ton plan de financement.

L'alerte à connaître absolument. Pendant les 18 à 36 mois de chantier, ta banque débloque les fonds par tranches — et tu paies des intérêts sur chaque tranche déjà débloquée, alors que tu ne peux ni habiter, ni louer le logement. Ce sont les frais intercalaires : un coût « à fonds perdus », qui s'ajoute à ton loyer ou à ton crédit actuel.

Un exemple concret

Sur un prêt de 50 MF à 3%, compte de l'ordre de 1,6 MF de frais intercalaires sur 24 mois. Et surtout : ce n'est pas une mensualité fixe. Tu paies des intérêts seulement sur ce qui est déjà débloqué — donc la note grimpe à chaque appel de fonds, c'est-à-dire à chaque étape du chantier :

1,6 M
Tu démarres autour de 6 000 F/mois pour finir à plus de 100 000 F/mois juste avant la livraison — sans habiter ni louer. Le total exact dépend du rythme des appels de fonds. C'est cette somme qu'il faut chiffrer dès le premier rendez-vous, pas au moment de la mauvaise surprise.

Différé total ou différé partiel ?

Ta banque te proposera deux façons de gérer cette période. Le bon choix dépend de ton projet :

Différé total

Trésorerie soulagée

Tu ne paies que l'assurance pendant le chantier ; les intérêts sont reportés (et capitalisés). Coût total plus élevé, mais effort mensuel zéro. Souvent privilégié pour un investissement locatif.

Différé partiel

Coût total plus faible

Tu paies les intérêts intercalaires + l'assurance chaque mois. Coût total moindre, mais effort mensuel dès le début. Souvent privilégié pour une résidence principale.

Le réflexe. Demande à ta banque une simulation chiffrée des frais intercalaires avant de t'engager, et compare-la au coût d'un logement déjà construit. Un acheteur prévenu ne renonce pas forcément au neuf — il décide en sachant exactement ce qu'il signe.

Chapitre 6Les garanties : ton bouclier (et son trou)

Le neuf est, sur le papier, mieux protégé que l'ancien. Mais ici, une pièce du bouclier n'est pas automatique : c'est à toi de la réclamer.

Avant la livraison : la garantie d'achèvement (GFA)

La GFA (garantie financière d'achèvement) répond à la peur n°1 dans le neuf : « et si le promoteur fait faillite avant la fin ? ». Avec une GFA, un garant prend le relais pour que le chantier aille à son terme.

Ici, la GFA n'est pas imposée par un texte local : en pratique, ce sont les banques qui l'exigent avant de débloquer les fonds. Privilégie une GFA dite « extrinsèque » (apportée par un organisme extérieur, banque ou assureur) — c'est le vrai gage de solidité.

Pas de GFA = ne signe pas. C'est la ligne rouge. Sans garantie d'achèvement, tu paies un chantier sans filet : si le promoteur fait faillite en cours de route, personne ne reprend les travaux et tu peux perdre les sommes versées sans avoir ni logement, ni argent. Un promoteur sérieux en propose toujours une. Tu exiges l'attestation écrite avant de t'engager.

Après la livraison : les trois garanties

Bonne nouvelle : ces garanties se transmettent. Si tu revends, l'acheteur suivant en bénéficie pour le temps restant.

La spécificité polynésienne à connaître. La décennale s'applique bien ici : pendant 10 ans, le constructeur répond de plein droit des désordres graves. Mais l'assurance construction, elle, n'est obligatoire pour personne. Et l'assurance « dommages-ouvrage » — celle qui sert à avancer l'argent des réparations sans attendre de savoir qui est responsable — n'est en pratique quasiment jamais souscrite ici. La décennale est un droit, pas une assurance : si un gros défaut apparaît, tu peux avoir raison… face à une entreprise déjà en faillite, et sans rien pour préfinancer les travaux.
Ton vrai filet, ici, c'est le promoteur. Comme l'assurance n'est ni obligatoire ni vraiment répandue, ce n'est pas un papier qui te protège : c'est la solidité de celui à qui tu achètes. Beaucoup de promoteurs aux reins solides ne prennent pas de dommages-ouvrage, et ce n'est pas un mauvais signe en soi — ce sont des opérateurs connus, installés de longue date, dont on sait qu'en cas de souci ils ne mettront pas la clé sous la porte. Avant de signer : renseigne-toi sur son ancienneté, ses programmes déjà livrés (va les voir), sa réputation, sa solidité financière.

Chapitre 7Combien ça coûte vraiment : fiscalité & aides

Les frais à l'achat

Pour un programme dont le permis est postérieur à janvier 2025, le neuf relève en général de la TVA à 9% au lieu des droits d'enregistrement. Résultat : des frais de mutation autour de 3%, contre 7% en droit commun. La TVA peut souvent être intégrée à ton crédit.

Le régime primo-accédant : 1%

Si c'est ta première acquisition et que tu en fais ta résidence principale, les droits peuvent être réduits à 1% :

Conditions principales : résidence principale 5 ans, pas d'acquisition antérieure (sauf indivision successorale). → Voir le guide Primo-accédant

L'exonération de taxe foncière

Pour en bénéficier : déclaration à la DICP dans les 30 jours de l'occupation, certificat de conformité à l'appui.

Les aides

L'AIM (aide à l'investissement des ménages) est une subvention directe, non remboursable, versée selon tes revenus au mètre carré sur les 100 premiers m² (de 20 000 à 40 000 F/m²).

Le piège Girardin. Le dispositif Girardin ne concerne que les contribuables qui paient l'impôt sur le revenu en métropole. Si tu résides en Polynésie, tu n'es pas concerné (pas d'impôt sur le revenu ici) : inutile de te laisser vendre un montage Girardin si tu es résident local.
Le bon calcul. Ne regarde pas le prix d'achat tout seul. Le vrai coût, c'est : prix + frais de mutation + frais intercalaires (chapitre 5), moins les aides et l'économie de taxe foncière. C'est cette photo complète qui te dit si l'opération tient.

Chapitre 8Ne pas te faire avoir

La grande majorité des promoteurs font sérieusement leur travail. Mais il suffit d'un programme mal ficelé pour transformer un beau projet en cauchemar. Voici les trois risques du neuf.

Le retard de livraison

C'est le risque le plus fréquent ici : approvisionnement par bateau, saison des pluies, cyclones, main-d'œuvre qualifiée parfois rare. Un report de 6 à 12 mois n'a rien d'exceptionnel.

Les malfaçons à la livraison

La livraison est le moment décisif. Tu y vas avec ta notice, tes plans, ton téléphone, et idéalement quelqu'un qui s'y connaît.

Comment reconnaître un promoteur sérieux

Tes critères de tri.
  • Une GFA extrinsèque, pas une vague promesse.
  • Un opérateur installé et connu sur la place, avec une vraie solidité financière.
  • Un contrat complet dès le départ : notice détaillée, prix ferme, délai écrit.
  • Des programmes déjà livrés que tu peux aller voir, et d'anciens clients à qui parler.
  • Un dépôt séquestré chez le notaire, jamais versé en direct.
  • De la transparence sur les risques (retard, frais intercalaires). Un opérateur qui minimise tout cache souvent quelque chose.
Boîte à outils

Toutes les check-lists et les 7 modèles de courriers sont dans le PDF.

Check-lists « avant de signer » + « documents à exiger » + « le jour de la livraison », mémo garanties, page « erreurs qui coûtent cher », et 7 modèles de courriers prêts à l'emploi : rétractation 10 jours, TMA, demande de garanties, réserves à la livraison, mises en œuvre GPA / biennale / décennale.

Télécharge le guide complet
Le grand quiz

À toi de jouer · 15 questions pour devenir incollable

VEFA, rétractation, appels de fonds, frais intercalaires, GFA, garanties, fiscalité : 15 questions pour vérifier que tu sais ce qu'il faut savoir avant de signer.

Comment ça marche : tu choisis ta réponse, la bonne s'affiche aussitôt avec l'explication. Quand tu as répondu aux 15, ton score sur 20 s'affiche.

Réponses : 0 / 15
Bonnes réponses : 0
Question 01 / 15Vrai / Faux

« En VEFA, je deviens propriétaire de tout le bien le jour de la signature chez le notaire. »

Faux. En VEFA, la propriété se transfère au fur et à mesure. À la signature, tu deviens propriétaire du sol. Ensuite, la construction devient ta propriété petit à petit, à mesure qu'elle sort de terre. C'est pour ça que tu paies par tranches selon l'avancement du chantier.

Question 02 / 15Compréhension

Combien de jours ai-je pour me rétracter après réception du contrat de réservation ?

Réponse : B — 10 jours à compter de la réception du contrat en recommandé. Sans motif, sans pénalité, dépôt intégralement rendu. Ce délai est un droit absolu : personne ne peut te le faire « sauter » pour aller plus vite.

Question 03 / 15Vrai / Faux

« Mon dépôt de garantie doit être versé directement au promoteur. »

Faux. Le dépôt de garantie doit être séquestré chez le notaire, jamais versé directement au promoteur. C'est ta sécurité : si tu te rétractes ou si la vente n'aboutit pas, tu récupères ton argent intégralement. Verser au promoteur, c'est perdre cette protection.

Question 04 / 15Compréhension

Quel est le pourcentage typique du dépôt de garantie à la réservation ?

Réponse : B — 5% en général. Séquestré chez le notaire (jamais chez le promoteur). À récupérer intégralement en cas de rétractation dans les 10 jours ou si la vente n'aboutit pas (refus de prêt, etc.).

Question 05 / 15Vrai / Faux

« Sans garantie d'achèvement (GFA), je peux quand même signer en confiance si le promoteur est connu. »

Faux. Pas de GFA = ne signe pas. C'est la ligne rouge. Sans garantie d'achèvement, tu paies un chantier sans filet : si le promoteur fait faillite en cours de route, personne ne reprend les travaux et tu peux perdre les sommes versées sans avoir ni logement, ni argent. Un promoteur sérieux en propose toujours une. Tu exiges l'attestation écrite avant signature.

Question 06 / 15Compréhension

La garantie de bon fonctionnement (biennale, 2 ans) couvre :

Réponse : B — les équipements démontables sans casser le bâti : portes, volets, robinetterie, VMC, etc. La solidité (réponse A) relève de la décennale (10 ans). Les défauts apparents relèvent de la garantie de parfait achèvement (GPA, 1 an).

Question 07 / 15Vrai / Faux

« En Polynésie, l'assurance dommages-ouvrage est obligatoire pour le promoteur. »

Faux. En Polynésie, l'assurance construction n'est obligatoire pour personne — ni pour les entreprises, ni pour le promoteur. L'assurance dommages-ouvrage est quasiment jamais souscrite ici. La décennale reste un droit, pas une assurance : sans dommages-ouvrage, personne n'avance l'argent à ta place. Ton vrai filet, ici, c'est la solidité du promoteur.

Question 08 / 15Compréhension

La garantie décennale dure :

Réponse : C — 10 ans. Elle couvre les désordres graves : solidité du bâtiment ou logement rendu impropre à l'habitation (infiltrations majeures, fissures porteuses, défauts d'étanchéité). Le constructeur en répond de plein droit, mais l'assurance n'est pas automatique en PF.

Question 09 / 15Vrai / Faux

« Les frais intercalaires = je paie des intérêts pendant le chantier sur les sommes débloquées, sans habiter ni louer. »

Vrai. Pendant les 18 à 36 mois de chantier, ta banque débloque par tranches et tu paies des intérêts sur chaque tranche débloquée. C'est un coût « à fonds perdus », qui s'ajoute à ton loyer actuel. Sur un prêt de 50 MF à 3% sur 24 mois : environ 1,6 MF de frais intercalaires. À chiffrer dès le premier rendez-vous.

Question 10 / 15Compréhension

Le « différé total » de prêt, pendant le chantier VEFA, c'est :

Réponse : A. En différé total, tu ne paies que l'assurance pendant le chantier ; les intérêts sont reportés (et capitalisés). Coût total plus élevé, mais trésorerie soulagée. Souvent privilégié pour un investissement locatif. Le différé partiel (réponse B) coûte moins cher au total mais demande un effort mensuel dès le début.

Question 11 / 15Vrai / Faux

« Pour un programme dont le permis est postérieur à janvier 2025, je paie de la TVA à 9% au lieu des droits d'enregistrement à 7%. »

Vrai. Permis après janvier 2025 → TVA à 9% intégrée au prix, au lieu des droits d'enregistrement classiques. Résultat : des frais de mutation autour de 3% (contre 7% en droit commun). Bonus : la TVA peut souvent être intégrée à ton crédit.

Question 12 / 15Compréhension

Pendant combien d'années est-on exonéré à 100% d'impôt foncier sur un logement neuf ?

Réponse : B — 100% pendant 5 ans, puis 50% pendant 3 ans (années 6 à 8). Attention : à déclarer à la DICP dans les 30 jours de l'occupation, certificat de conformité à l'appui — sinon tu passes à côté.

Question 13 / 15Vrai / Faux

« À la livraison, si je constate des défauts, je peux consigner les derniers 5% du prix jusqu'à ce que tout soit réparé. »

Vrai. Le solde de 5% est dû à la livraison, mais tu peux le consigner (bloquer sur un compte neutre) tant que les réserves notées au PV ne sont pas levées. Tant que le promoteur n'a pas réparé, il ne touche pas le solde. C'est ta meilleure carte de fin de chantier — couplée avec le PV détaillé (« ce qui n'est pas écrit n'existe pas »).

Question 14 / 15Cas pratique

Un commercial me propose un montage « Girardin » pour défiscaliser mon achat neuf. Que faire ?

Réponse : C — refuse. Le dispositif Girardin ne concerne que les contribuables qui paient l'impôt sur le revenu en métropole. Si tu résides en Polynésie, tu n'es pas concerné (pas d'impôt sur le revenu ici). Inutile de te laisser vendre un montage Girardin si tu es résident local — c'est un piège fréquent.

Question 15 / 15Vrai / Faux

« En Polynésie, le critère le plus important pour choisir un promoteur, c'est la solidité de l'opérateur — bien plus qu'une simple attestation d'assurance. »

Vrai. Comme l'assurance construction n'est ni obligatoire ni vraiment répandue ici, ce n'est pas un papier qui te protège : c'est la solidité de celui à qui tu achètes. Renseigne-toi sur son ancienneté, ses programmes déjà livrés (va les voir), sa réputation, sa solidité financière. C'est ce sérieux-là qui te dit si tu peux avancer en confiance.

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Sarah Zimbris, conseillère en immobilier en Polynésie
Qui écrit ce guide

Sarah Zimbris

Formatrice, coach & conseillère en immobilier à Tahiti — Keller Williams Polynésie

15 ans d'immobilier, 100+ agents formés et enseignement à l'université. Mon métier : rendre lisible un marché qui ne l'est pas. Mon parcours complet →

N° TAHITI F 37560 · 87 34 11 82 · sarah@kwpolynesie.com
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Guide d'information à jour des textes en vigueur en Polynésie française. Sources : Code de l'aménagement et des constructions de la PF, DICP, DGAE, conditions des banques de la place. Ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou patrimonial individualisé.