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Guide · Indivision en Polynésie française

L'indivision en Polynésie, enfin claire.

L'indivision foncière est le défi majeur de la Polynésie française. Des terres figées, parfois entre des centaines de coïndivisaires, sur plusieurs générations. Entre l'attachement au fenua, les tomite de 1852, le décret de 1923 et la loi de 2019 inapplicable en pratique : comprendre sa situation n'a rien d'évident. Voici ce qu'il faut savoir — cadre juridique, vraies voies de sortie, aides financières — pour décider en connaissance de cause.

Guide gratuit · 8 chapitres
L'indivision
en PF
Sarah Zimbris · KW Polynésie
Ma position

Je respecte pleinement les familles qui choisissent de conserver leur terre en indivision. Ce guide n'incite ni à vendre, ni à sortir : il informe, pour que chacun décide en connaissance de cause.

Mon rôle sur ce sujet. L'indivision est un domaine pointu où le bon interlocuteur reste le notaire — c'est lui qui prépare les actes, sécurise la procédure et engage sa responsabilité. Ce que je peux faire ici : t'expliquer le contexte simplement, t'aider à formuler tes questions, et t'orienter vers la bonne porte. Je reste disponible si tu as besoin d'un coup de main pour t'y retrouver.

Partie 1Pourquoi l'indivision est omniprésente en Polynésie

Le fenua : une relation sacrée à la terre

Dans la culture mā'ohi, le fenua (la terre) n'est pas un simple bien immobilier. C'est un prolongement de l'identité et de la lignée. La terre nourrit, investit, et « possède » l'homme — pas l'inverse.

Le rite du pūfenua

L'enterrement du placenta au pied d'un arbre, sur la terre ancestrale, scelle charnellement l'appartenance de l'enfant à son territoire. Ce lien profond explique pourquoi tant de familles polynésiennes résistent à toute forme de dépossession foncière, même légale — un choix qui se respecte pleinement.

Les causes historiques

  1. Système traditionnel. Gestion collective des terres sous l'autorité des chefs (Arii), sans notion de propriété privée.
  2. 1842–1852 — Protectorat et tomite. Introduction de la propriété privée. La loi de 1852 impose l'enregistrement des terres devant des commissions de district (tomite), créant une discordance entre titulaire juridique et occupant coutumier.
  3. Décret de 1923 — Le catalyseur. Ce texte fait de la licitation (vente forcée) la règle. Par peur de la dépossession, les familles cessent massivement de déclarer les décès et d'ouvrir les successions.
  4. Absence de fiscalité. Aucun droit de succession, aucune taxe foncière sur les terrains non bâtis : rien ne crée d'urgence à régler les successions.
  5. CEP (années 1960). Le Centre d'Expérimentation du Pacifique transforme l'économie de subsistance en économie de rente, ravivant les revendications sur des indivisions remontant au XIXᵉ siècle.

Résultat : la grande majorité des terres polynésiennes est aujourd'hui figée dans des indivisions fibrillaires, regroupant parfois des centaines de coïndivisaires sur plusieurs générations.

Pas d'impôt, pas d'urgence à régler

Autre spécificité du fenua : il n'existe ni droit de succession, ni taxe foncière sur les terrains non bâtis. Aucune pénalité, aucune relance, aucune urgence à régler une succession. Les indivisions peuvent ainsi dormir paisiblement pendant des générations — une bonne nouvelle pour les familles… et un défi pour celles qui, un jour, souhaiteraient en sortir.

Aujourd'hui, certaines parcelles comptent plus de 100 indivisaires, parfois plusieurs centaines, qui ne se connaissent pas tous.

Partie 2Les impacts de l'indivision sur le territoire

Blocage économique

Un terrain indivis ne peut être vendu, hypothéqué ou exploité sans l'accord de tous. Des milliers d'hectares sont figés.

Crise du logement

Sans titre individuel, impossible d'obtenir un permis de construire légal, un prêt bancaire ou des aides au logement. De nombreuses familles construisent dans l'illégalité.

Précarité sociale

La cohabitation contrainte sur des parcelles exiguës exacerbe la promiscuité et la pauvreté (rapport de la Chambre territoriale des comptes, 2024).

Déchirements familiaux

Conflits d'usage, suspicion, parfois violences. Les litiges se prolongent sur des décennies devant les tribunaux.

Partie 3Le cadre juridique : ce qu'il faut savoir

3.1 — Le droit commun (Code civil, art. 815 et suivants)

« Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision » (art. 815). Tout héritier, même minoritaire, peut exiger sa part.

Un droit d'action, pas une promesse. L'article 815 garantit que personne ne peut t'empêcher de demander le partage. Mais en Polynésie, le chemin pour l'obtenir reste semé d'obstacles : généalogiques, numériques (50, 100, voire plusieurs centaines d'ayants droit dispersés), financiers, judiciaires et humains.

3.2 — La loi n° 2019-786 : une réforme majeure… mais inapplicable en pratique

Sur le papier, la loi de 2019 est une avancée historique : pour toute succession ouverte depuis plus de 10 ans, les indivisaires détenant au moins les deux tiers des droits pourraient imposer un partage devant notaire, sans avoir besoin de l'unanimité.

L'éclairage des notaires. En pratique, presque aucun notaire n'accepte aujourd'hui de réaliser un partage sous ce régime. La loi impose de publier une annonce pour retrouver les héritiers oubliés, sans préciser ni le site, ni le support. Il suffit qu'un héritier omis se manifeste pour faire annuler tout le partage. Le risque juridique est jugé trop élevé.
À retenir. Ne fonde pas ta stratégie sur la loi de 2019. Tant que ses textes d'application ne seront pas précisés, la voie judiciaire reste la solution réaliste. Note : la loi n° 2026-248 du 7 avril 2026 n'a pas retenu les amendements polynésiens qui visaient à abaisser le seuil à 50 % et à proroger le dispositif jusqu'en 2038.

3.3 — Un indivisaire peut-il bloquer une vente à lui seul ?

Non. C'est une idée reçue tenace. En réalité, le refus d'un indivisaire ne suffit pas à bloquer définitivement une vente. Si la vente sert l'intérêt commun des indivisaires, les autres peuvent saisir le juge. Sur décision motivée, le juge peut passer outre le refus et autoriser la vente, dès lors qu'elle ne porte pas une atteinte excessive aux droits de l'opposant.

La vente n'est pas forcément aux enchères : si les indivisaires ont déjà trouvé un acquéreur à un prix correct, le juge peut autoriser la vente à cet acheteur. L'indivisaire réfractaire reçoit alors sa part en argent.

Bon réflexe. Sur un bien indivis, l'agent ne prend pas de mandat de vente classique : il travaille avec un mandat de recherche et oriente d'emblée la famille vers le notaire.

3.4 — La licitation judiciaire en Polynésie

L'article 815-5-1 du Code civil n'est pas applicable en Polynésie. En métropole, il permet aux détenteurs des 2/3 d'obtenir directement la vente aux enchères. Cette disposition n'a jamais été étendue à la Polynésie. La règle reste : pour vendre un bien indivis en PF, il faut l'unanimité ou le juge.

La licitation est la vente ordonnée par le juge dans le cadre d'un partage judiciaire, lorsque le bien ne peut pas être « commodément partagé en nature ». Elle intervient notamment quand :

Atouts : elle met fin définitivement à l'indivision, transforme une part figée en argent, et le prix est contrôlé par le juge via expertise. Surtout, le droit de substitution (art. 815-15) permet à un indivisaire de racheter le bien au prix des enchères dans le mois — un moyen de le garder dans la famille.

3.5 — L'estimation des biens : un point capital

C'est l'un des aspects les plus sensibles d'un partage — et l'un des plus mal compris. Faire estimer un bien en dessous de sa vraie valeur n'est ni un bon plan, ni une économie. C'est une faute, qui peut spolier les autres indivisaires.

Il existe en outre un garde-fou légal : dans les deux ans qui suivent le partage, un bien ne peut être revendu à un prix dépassant de plus de 25 % la valeur retenue lors du partage.

Pourquoi une estimation juste protège tout le monde :

À retenir. Fais évaluer le bien par un professionnel sérieux (agent immobilier, expert, notaire) à sa vraie valeur de marché — ni gonflée, ni minorée. La transparence est la meilleure protection pour chacun.
Le guide complet

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Partie 4Indivision, démembrement, copropriété : ne pas confondre

Indivision

Quote-part abstraite

Chaque indivisaire détient une quote-part abstraite du même droit de propriété sur la totalité du bien.

Démembrement

Usufruit + nue-propriété

Le droit de propriété est scindé entre usufruit (jouissance) et nue-propriété (maîtrise du bien). Fréquent dans les successions polynésiennes.

Copropriété

Lots privatifs + parties communes

Régime applicable aux immeubles bâtis divisés en lots (appartements). À ne pas confondre avec l'indivision.

Quelques notions juridiques qui reviennent souvent

Usucapion

Devenir propriétaire par possession

Au bout de 30 ans, une possession continue, paisible, publique et non équivoque peut faire reconnaître un droit de propriété. Attention en indivision : entre coïndivisaires, l'usucapion ne joue pas — la possession est jugée équivoque (on occupe en tant qu'indivisaire, pas comme propriétaire exclusif). Sauf interversion de titre, très rare, l'occupant n'acquiert rien. Au mieux, il pourra demander une attribution préférentielle au moment du partage.

Impenses

Travaux faits seul sur le bien

Si tu as rénové ou amélioré seul la maison familiale, tu peux être remboursé au moment du partage — à hauteur de la plus-value apportée, pas du coût des travaux. Les travaux nécessaires (toiture, structure) oui ; les améliorations confortables, plus difficilement.

Attribution préférentielle

Garder le bien dans la lignée

Un indivisaire peut demander au juge à se voir attribuer le bien (souvent celui qui y vit et l'entretient depuis longtemps), à charge de verser une soulte aux autres. C'est un outil clé pour ne pas vendre le bien.

Droit de préemption

Priorité aux autres indivisaires

Si un indivisaire vend sa quote-part à un tiers extérieur, les autres ont un droit de priorité pour la racheter aux mêmes conditions. Mécanisme protecteur qui évite que des étrangers ne s'invitent dans l'indivision familiale.

Soulte

Compenser une part inégale

Somme d'argent versée par celui qui reçoit plus que sa part lors du partage, à ceux qui en reçoivent moins. Permet de répartir équitablement quand le bien lui-même est indivisible.

Tomite

Ancien titre polynésien (1852)

Premier acte de propriété créé sous le Protectorat lors des commissions de district. Beaucoup d'indivisions polynésiennes remontent à un tomite dont les héritiers n'ont jamais été identifiés exhaustivement.

Partie 5Les voies de sortie : partage ou vente ?

Partie 6Les professionnels de la sortie d'indivision

Le généalogiste successoral

C'est la profession clé de voûte. Il reconstitue l'origine de propriété et établit la dévolution successorale complète.

Attention au choix du généalogiste. Un généalogiste familial n'est pas un généalogiste successoral — seul ce dernier produit des actes opposables devant le notaire et le juge. Les fiches de la DAF ne sont pas des actes d'état civil.

Le médiateur foncier

Tiers neutre (loi du pays LP 2017-37) qui facilite la communication entre proches en vue d'un accord amiable homologué par le juge.

Le notaire

Acte de notoriété, recherches, rédaction de l'acte de partage, négociation. À consulter le plus tôt possible, avant même de chercher un acquéreur.

Le bon réflexe. Fais d'abord établir une dévolution successorale complète. Une fois ce document en main, consulte ton notaire : en cas de blocage d'un indivisaire, c'est lui qui t'indiquera la meilleure option pour ta situation.

Partie 7Aides financières : le bouclier social

9/10

familles éligibles à l'AISI ne la demandent pas. Le dispositif le plus puissant de Polynésie reste largement méconnu — beaucoup s'auto-éliminent à tort, sans savoir qu'ils pourraient ne rien avancer.

Aide n°1 — L'AISI

L'Aide Individuelle à la Sortie d'Indivision

Gérée par la DAF (Direction des Affaires Foncières), l'AISI prend en charge directement les frais de tes professionnels (notaire, avocat, généalogiste, géomètre) pour t'aider à régler ta succession. Tu n'avances rien.

100 %
des frais pour les revenus modestes
5 MF
CFP de plafond par dossier de succession
30 ans
d'interdiction de revente (sauf ventes en famille)

Dans quels cas tu peux en bénéficier ?

L'AISI fonctionne pour la plupart des sorties d'indivision — sauf une situation précise. Voici les 3 cas concrets :

Pleinement applicable

Partage avec attribution et soulte

Un membre de la famille reprend le bien et indemnise les autres en argent. Le cas le plus courant — l'AISI couvre tous les frais professionnels.

Possible

Licitation avec droit de substitution

Le bien est mis aux enchères, mais un indivisaire le rachète au prix obtenu (et le garde dans la famille). L'AISI peut financer la procédure.

Exclue

Licitation gagnée par un tiers

Si un acheteur extérieur à la famille remporte les enchères, l'AISI ne s'applique plus. Le bien quitte le patrimoine familial — c'est la limite du dispositif.

Aide n°2

L'Aide Juridictionnelle (AJ)

Prise en charge totale ou partielle des frais de justice pour les revenus modestes. Demande par formulaire papier au greffe du Tribunal foncier de Papeete.

Aide n°3 — Spécial Australes

Le Titrement (Rurutu et Rimatara)

Procédure unique (loi du pays n° 2020-6) pour les îles non recensées au XIXᵉ siècle. Déclaration auprès de la DAF, publiée au JOPF. Sans opposition sous un an, un titre définitif est délivré. Prorogée jusqu'au 19 juin 2028.

Partie 8Contacts utiles en Polynésie française

Le grand quiz

À toi de jouer · 15 questions pour devenir incollable

Idées reçues, cas pratiques, points juridiques précis : 15 questions pour tester ce que tu as retenu. À la fin, ton score sur 20 et un verdict.

Comment ça marche : tu choisis ta réponse, la bonne s'affiche aussitôt avec l'explication. Quand tu as répondu aux 15, ton score sur 20 s'affiche.

Réponses : 0 / 15
Bonnes réponses : 0
Question 01 / 15Vrai / Faux

« Si un seul cousin refuse, je ne peux rien faire. »

Faux

Si l'intérêt commun le justifie, le juge peut passer outre le refus d'un indivisaire et autoriser la vente. Pas forcément aux enchères : si un acheteur est déjà trouvé, la vente se fait à son profit. L'indivisaire opposé reçoit sa part en argent.

Question 02 / 15Cas pratique

Une grand-mère décède. Sa maison reste en indivision entre ses 6 enfants. L'un d'eux y vit depuis 25 ans, l'entretient seul, paie tout. Sa part légale est :

Réponse : A — la même quote-part (1/6). Occuper et entretenir ne donne pas plus de droits sur le bien. En revanche, l'occupant peut demander une attribution préférentielle au moment du partage : le juge peut lui attribuer la maison à charge de verser une soulte aux autres.

Question 03 / 15Vrai / Faux

« Sans titre de propriété, je n'ai aucun droit. »

Faux

Tes droits successoraux existent dès lors que la filiation est établie. Un généalogiste successoral pourra reconstituer ta ligne, même si elle remonte à un ancien tomite.

Question 04 / 15Compréhension

Un seul indivisaire qui refuse, ça suffit pour bloquer une vente ?

Réponse : C. Si la vente sert l'intérêt commun, les autres coïndivisaires peuvent saisir le juge. Sur décision motivée, le juge peut autoriser la vente — pas forcément aux enchères : si un acheteur est trouvé à un prix correct, la vente se fait à son profit.

Question 05 / 15Vrai / Faux

« Je peux vendre ma quote-part sans l'accord des autres. »

Vrai, en théorie

En droit oui — mais les autres indivisaires ont un droit de préemption, et peu d'acheteurs souhaitent entrer dans une indivision complexe. En pratique, une quote-part isolée se vend très mal et à bas prix.

Question 06 / 15Cas pratique

Un cousin vit en métropole, injoignable depuis 15 ans. Personne ne sait s'il est vivant. Pour vendre le bien :

Réponse : C. Sans déclaration d'absence prononcée par le tribunal, l'injoignable bloque tout. La procédure existe et peut être menée même sans adresse — c'est une étape obligatoire avant tout partage.

Question 07 / 15Vrai / Faux

« Si j'occupe la terre familiale en indivision depuis 30 ans, elle est à moi. »

Faux

Entre coïndivisaires, l'usucapion ne joue pas : la possession est jugée équivoque — tu occupes en tant qu'indivisaire, pas comme propriétaire exclusif. Sauf interversion de titre (cas très rare), 30 ans d'occupation ne te donnent pas la propriété. C'est en revanche un argument fort pour demander une attribution préférentielle au moment du partage.

Question 08 / 15Compréhension

La loi de 2019 sur le partage aux 2/3, ça marche en pratique en Polynésie ?

Réponse : B. Sur le papier oui, en pratique aucun notaire polynésien ne l'applique. La loi impose de publier une annonce pour retrouver les héritiers oubliés sans préciser le support — un héritier omis peut faire annuler tout le partage. La voie judiciaire reste la solution réaliste.

Question 09 / 15Vrai / Faux

« Une fois la succession ouverte, tout est réglé. »

Faux

L'ouverture n'est que la première étape. Tant que le partage n'est pas signé, l'indivision continue — pour des décennies parfois.

Question 10 / 15Cas pratique

Je rénove la maison familiale indivise à mes frais (toiture, agrandissement). Au moment du partage, je récupère :

Réponse : B. C'est le principe des impenses : on est remboursé pour ce qui était indispensable au bien (toiture, structure), à hauteur de la plus-value apportée — pas du coût des travaux. Les améliorations confortables sont plus difficilement remboursées.

Question 11 / 15Vrai / Faux

« L'AISI, c'est seulement pour les très pauvres. »

Faux

Elle vise les revenus modestes — une définition plus large qu'on ne croit. Beaucoup s'auto-éliminent à tort. Une simple visite à la DAF suffit pour savoir si tu y as droit.

Question 12 / 15Compréhension

L'article 815-5-1 du Code civil (vente forcée par les 2/3 en métropole) s'applique-t-il en Polynésie ?

Réponse : A. Cette disposition métropolitaine, qui permet aux détenteurs des 2/3 d'obtenir directement la vente aux enchères, n'a jamais été étendue à la PF. La règle reste : pour vendre un bien indivis ici, il faut l'unanimité ou la décision du juge.

Question 13 / 15Compréhension

Quel pourcentage des frais professionnels l'AISI prend-elle en charge pour les revenus modestes ?

Réponse : C. L'AISI prend en charge 100 % des frais professionnels (notaires, avocats, généalogistes, géomètres), plafonné à 5 millions F CFP par dossier de succession. La DAF règle directement les professionnels — aucune avance à faire.

Question 14 / 15Compréhension

Pour qu'un acte de partage tienne devant le notaire et le juge, qui doit reconstituer la généalogie ?

Réponse : A. Seul le généalogiste successoral produit des actes opposables devant le notaire et le juge. Le généalogiste familial reconstitue l'arbre à titre privé, sans valeur légale. Les fiches de la DAF ne sont pas des actes d'état civil.

Question 15 / 15Compréhension

Combien de temps prend un partage amiable, quand tout le monde est d'accord ?

Réponse : B. Quand tous les indivisaires sont identifiés et d'accord, un partage amiable peut aboutir en quelques mois (généalogie + acte chez le notaire). En cas de blocage, le partage judiciaire peut s'étaler sur plusieurs années.

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Sarah Zimbris, conseillère en immobilier en Polynésie
Faisons connaissance

Sarah Zimbris

Formatrice, coach et conseillère en immobilier à Tahiti

15 ans d'immobilier : d'abord plusieurs années sur le terrain en métropole, puis en Polynésie comme formatrice et coach immobilier, où j'ai accompagné une centaine d'agents et enseigné à l'université. Aujourd'hui, j'ajoute une corde à mon arc en endossant aussi le rôle de conseillère, aux côtés de celles et ceux qui ont un projet : acquéreurs, vendeurs, locataires, investisseurs.

Sur l'indivision, je suis là pour t'orienter vers le bon interlocuteur — le notaire reste l'expert de référence pour ton dossier.

N° TAHITI F 37560
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