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Guide indivision · La décision · Polynésie française

Sortir de l'indivision… ou pas ? Comprendre avant de décider.

Publié le · Par Sarah Zimbris, professionnelle de l'immobilier (N° TAHITI F 37560)

La terre de famille est là depuis toujours. Et sur le papier, elle appartient à dix, cinquante, parfois des centaines de personnes à la fois. Ce guide ne va pas te dire quoi faire : il t'explique comment on en est arrivé là, tes droits réels, les voies de sortie qui existent vraiment, et les aides qui peuvent tout prendre en charge.

Couverture du guide Sortir de l'indivision, par Sarah Zimbris

L'indivision, c'est quoi, déjà ? C'est quand un bien, une terre, une maison, appartient à plusieurs personnes en même temps, chacune pour une part abstraite (une quote-part), sans qu'aucun morceau précis n'appartienne à personne. C'est la situation de la grande majorité des terres polynésiennes : des indivisions qui regroupent parfois des centaines d'ayants droit, sur plusieurs générations. C'est le défi socio-économique majeur de la Polynésie française.

Ma position, d'entrée de jeu

Garder une terre de famille en indivision est un choix qui se respecte pleinement. Ce guide n'incite ni à vendre, ni à sortir. Il informe, parce que la pire des situations, ce n'est ni de garder, ni de vendre : c'est de subir sans comprendre.

Partie 1D'où vient l'indivision (et pourquoi elle est partout ici)

01.La terre n'est pas un bien comme les autres

Dans la culture mā'ohi, la terre, le fenua, n'est pas un simple bien immobilier. C'est un prolongement de l'identité et de la lignée : la terre nourrit, investit et « possède » l'homme, et non l'inverse. Celui qui est privé de son attache foncière est désigné par l'expression hutu pāinu : littéralement le fruit du Barringtonia emporté par la mer et échoué sur des plages lointaines. Selon le Dictionnaire de l'Académie tahitienne, le terme désigne celui qui n'a ni maison, ni famille, ni amis.

Le rite du pūfenua, l'enterrement du placenta au pied d'un arbre, sur la terre ancestrale, scelle charnellement l'appartenance de l'enfant à son territoire. Ce lien profond explique pourquoi tant de familles résistent à toute forme de dépossession foncière, même légale. Et je le redis : ce choix se respecte pleinement.

02.Comment les successions se sont figées : l'histoire en cinq étapes

Cinq moments-clés expliquent pourquoi on en est arrivé là :

Étape 1

Le système traditionnel

Les terres sont gérées collectivement sous l'autorité des chefs (les Arii), sans notion de propriété privée.

Étape 2 · 1842-1852

Le protectorat et les tomite

La propriété privée est introduite. Un décalage durable s'installe entre le titulaire inscrit et celui qui occupe réellement la terre.

Étape 3 · 1923

Le décret catalyseur

Ce texte fait de la licitation (vente forcée par la justice) la règle. Par peur d'être dépossédées, les familles cessent de déclarer les décès.

Étape 4

L'absence de fiscalité

Aucun droit de succession, aucune taxe sur les terrains non bâtis : rien ne crée d'urgence à régler les successions. Alors on ne les règle pas.

Étape 5 · Années 1960

Le CEP

Le Centre d'Expérimentation du Pacifique transforme l'économie de subsistance en économie de rente, et ravive des revendications sur des indivisions du XIXᵉ siècle.

Aujourd'hui

Des indivisions à 100+ ayants droit

Résultat : des généalogies de plusieurs générations jamais réglées, et des terres où 50, 100, parfois plusieurs centaines d'ayants droit doivent théoriquement se mettre d'accord.

Partie 2Ce que l'indivision bloque, concrètement

03.Quatre impacts qui se voient tous les jours

Impact 1

Le blocage économique

Un terrain indivis ne peut être vendu, hypothéqué ou exploité sans l'accord de tous. Des milliers d'hectares sont figés, sans projet possible.

Impact 2

La crise du logement

Sans titre individuel, impossible d'obtenir un permis de construire légal, un prêt bancaire ou des aides au logement. Beaucoup de familles construisent dans l'illégalité, faute d'alternative.

Impact 3

La précarité sociale

La cohabitation contrainte sur des parcelles exiguës exacerbe la promiscuité et la pauvreté (rapport de la Chambre territoriale des comptes, 2024).

Impact 4

Les déchirements familiaux

Conflits d'usage, soupçons, parfois violences. Des litiges qui se prolongent sur des décennies devant les tribunaux, et des familles qui ne se parlent plus.

Je ne te liste pas ça pour te faire peur : la plupart des familles en indivision vivent très bien avec, tant qu'aucun projet ne se présente. Le sujet devient brûlant le jour où quelqu'un veut construire, emprunter, vendre sa part, ou simplement clarifier. C'est là que connaître tes droits change tout.

Envie de garder tout ça sous la main ?

Le guide complet, en version imprimable.

Toutes les parties, les tableaux (article 815, voies de sortie, contacts), à partager en famille, à imprimer, ou à emporter chez le notaire.

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Article 815 du Code civil
« Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision. »
Code civil applicable en Polynésie française

Autrement dit : tout héritier, même très minoritaire, peut exiger sa part. C'est un droit d'action garanti, pas une promesse d'aboutissement rapide, mais c'est la base de tout ce qui suit.

Partie 3Tes droits : ce que dit vraiment la loi

04.La règle de base : personne n'est prisonnier

Pour les décisions du quotidien, la loi prévoit trois niveaux d'accord selon la gravité de l'acte :

Un droit d'action, pas une promesse. L'article 815 garantit que personne ne peut t'empêcher de demander le partage. Mais en Polynésie, le chemin pour l'obtenir reste semé d'obstacles : généalogiques, numériques (50, 100, voire plusieurs centaines d'ayants droit dispersés), financiers, judiciaires et humains. C'est exactement pour ça que la suite de ce guide existe.

05.La loi de 2019 : belle sur le papier, quasi inapplicable en pratique

Sur le papier, la loi n° 2019-786 est une avancée historique : pour toute succession ouverte depuis plus de 10 ans, les indivisaires détenant au moins les deux tiers des droits pourraient imposer un partage devant notaire, sans avoir besoin de l'unanimité.

L'éclairage des notaires

En pratique, presque aucun notaire n'accepte aujourd'hui de réaliser un partage sous ce régime. La loi impose de publier une annonce pour retrouver les héritiers oubliés… sans préciser ni le site, ni le support. Il suffit qu'un héritier omis se manifeste pour faire annuler tout le partage. Le risque juridique est jugé trop élevé.

À retenir : ne fonde pas ta stratégie sur la loi de 2019. Tant que ses textes d'application ne seront pas précisés, la voie judiciaire reste la solution réaliste. Dernière actualité : la loi n° 2026-248 du 7 avril 2026 n'a pas retenu les amendements polynésiens qui visaient à abaisser le seuil à 50 % et à prolonger le dispositif jusqu'en 2038.

06.Un seul indivisaire peut-il bloquer la vente à lui tout seul ?

Non, et c'est une idée reçue tenace. Le refus d'un indivisaire ne suffit pas à bloquer définitivement une vente. Si la vente sert l'intérêt commun, les autres peuvent saisir le juge. Sur décision motivée, le juge peut passer outre le refus et autoriser la vente, dès lors qu'elle ne porte pas une atteinte excessive aux droits de celui qui s'oppose.

Et la vente n'est pas forcément aux enchères : si la famille a déjà trouvé un acquéreur à un prix correct, le juge peut autoriser la vente à cet acheteur-là. L'indivisaire réfractaire reçoit alors sa part en argent.

Mon réflexe sur un bien indivis

Je ne prends pas de mandat de vente classique : tant que tous les indivisaires ne sont pas d'accord, ce serait te faire signer une promesse que la famille ne peut pas tenir. Je travaille en mandat de recherche, c'est l'acquéreur qui me mandate pour trouver, et j'oriente la famille vers le notaire dès le premier jour. C'est plus lent sur le papier, et beaucoup plus solide dans la vraie vie.

07.La licitation judiciaire : la vente décidée par le juge

La licitation, c'est la vente ordonnée par le juge dans le cadre d'un partage judiciaire, lorsque le bien ne peut pas être « commodément partagé en nature », c'est-à-dire découpé en lots. Elle intervient notamment quand :

⚠ Attention à ce que tu lis sur Internet

L'article 815-5-1 du Code civil, celui qui permet ailleurs aux détenteurs des deux tiers d'obtenir directement la vente aux enchères, n'a jamais été étendu à la Polynésie française. Ici, la règle reste : pour vendre un bien indivis, il faut l'unanimité… ou le juge.

Ses atouts, honnêtement : la licitation met fin définitivement à l'indivision, transforme une part figée en argent, et le prix est contrôlé par le juge via une expertise. Surtout, le droit de substitution (article 815-15) permet à un membre de la famille de racheter le bien au prix des enchères dans le mois qui suit : le moyen de le garder dans la famille, même après une vente ordonnée.

08.L'estimation juste : le point que tout le monde néglige

C'est l'un des aspects les plus sensibles d'un partage, et l'un des plus mal compris. Faire estimer un bien en dessous de sa vraie valeur n'est ni un bon plan, ni une économie : c'est une faute, qui peut spolier les autres indivisaires. Et il existe un garde-fou légal : dans les deux ans qui suivent le partage, un bien ne peut pas être revendu à un prix dépassant de plus de 25 % la valeur retenue lors du partage.

Pourquoi une estimation juste protège tout le monde :

À retenir : fais évaluer le bien par un professionnel sérieux (agent immobilier, notaire) à sa vraie valeur de marché, ni gonflée, ni minorée. La transparence est la meilleure protection de chacun. C'est exactement le type d'analyse que je réalise, et tu connais ma position : une estimation qui fait plaisir n'aide personne.

Partie 4Les mots et les chemins

09.Indivision, démembrement, copropriété : trois choses différentes

Ces trois mots se mélangent tout le temps dans les conversations. Ils ne désignent pas du tout la même situation :

Indivision

Une quote-part abstraite

Chacun détient une part du même droit de propriété. Personne ne possède un morceau précis : tout le monde possède un pourcentage de tout.

Démembrement

Usufruit + nue-propriété

Le droit de propriété est coupé en deux : l'usufruit (utiliser + percevoir les revenus) et la nue-propriété (la maîtrise du bien). Très fréquent dans les successions.

Copropriété

Un lot à toi + parties communes

Le régime des immeubles bâtis divisés en lots (les appartements). Chacun possède son lot + une part des parties communes. Rien à voir avec l'indivision.

10.Les voies de sortie : partage ou vente ?

Il n'y a pas une sortie d'indivision, il y en a six, et elles ne se valent pas selon ta situation familiale :

Partie 5Qui appeler, et dans quel ordre

11.Le généalogiste successoral : la clé de voûte

C'est lui qui reconstitue l'origine de propriété et établit la dévolution successorale complète : en clair, la liste officielle et prouvée de tous les héritiers, génération par génération. Sans ce document, rien ne peut avancer sérieusement.

⚠ Ne confonds pas les deux métiers

Un généalogiste familial (celui qui retrace ton arbre pour le plaisir) n'est pas un généalogiste successoral : seul ce dernier produit des actes opposables devant le notaire et le juge. Et les fiches de la DAF ne sont pas des actes d'état civil : elles aident, elles ne prouvent pas.

12.Le médiateur foncier : renouer le dialogue

Un tiers neutre, prévu par la loi du pays LP 2017-37, qui facilite la communication entre proches en vue d'un accord amiable, ensuite homologué par le juge, c'est-à-dire validé officiellement. Quand la famille ne se parle plus mais que personne ne veut la guerre, c'est souvent par là que ça se débloque.

13.Le notaire : à consulter tôt, pas en dernier

Acte de notoriété (le document officiel qui établit qui hérite), recherches, rédaction de l'acte de partage, négociation entre les branches : le notaire est au cœur de toute sortie d'indivision. Le bon moment pour le consulter, c'est le plus tôt possible, avant même de chercher un acquéreur.

Le bon réflexe, dans l'ordre

Fais d'abord établir une dévolution successorale complète. Une fois ce document en main, consulte ton notaire : en cas de blocage d'un indivisaire, c'est lui qui t'indiquera la meilleure option pour ta situation. Sur un dossier d'indivision, ton interlocuteur privilégié, c'est lui, du début à la fin.

Emporte-le chez ton notaire

Le guide entier, en version imprimable.

Le PDF contient tout le guide mis en page, dont le tableau complet des contacts utiles (DAF de tous les archipels, Tribunal foncier, notaires, généalogistes agréés, médiateurs fonciers).

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Partie 6Les aides : le bouclier social

C'est le message le plus important de ce guide : l'argent ne doit jamais être la raison de rester bloqué. Des dispositifs existent, et ils sont puissants.

14.L'AISI · l'Aide Individuelle à la Sortie d'Indivision

100 %
des frais pris en charge pour les revenus modestes
5 MF
CFP de plafond par dossier de succession
30 ans
d'interdiction de revente (sauf ventes intrafamiliales)

Point important : l'argent n'est jamais versé aux familles. La DAF règle directement les professionnels : notaires, avocats, géomètres. Aucune avance à faire de ta poche.

L'AISI est-elle compatible avec ta situation ?

15.L'Aide Juridictionnelle (AJ)

Prise en charge totale ou partielle des frais de justice pour les revenus modestes. La demande se fait par formulaire papier uniquement, au greffe du Tribunal foncier de Papeete.

16.Le titrement (Australes · Rurutu et Rimatara)

Une procédure unique (loi du pays n° 2020-6) pour les îles non recensées au XIXᵉ siècle : tu déclares la terre auprès de la DAF, la déclaration est publiée au JOPF, et sans opposition sous un an, un titre définitif est délivré. La procédure est prorogée jusqu'au 19 juin 2028.

17.Les contacts utiles

Et le jour où tu revendras ?

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Tu en auras besoin un jour, dans 5, 10 ou 15 ans. C'est bon de savoir qu'elle existe déjà, chez moi, sans engagement.

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Tu viens de tout lire ici. Le PDF, c'est le même guide, proprement mis en page : pour le garder sous la main, le partager à tes proches ou aux autres indivisaires, l'imprimer et l'emporter chez le notaire quand tu iras.

Ce que tu récupères
  • Les 6 parties du guide, dans une mise en page propre : d'où vient l'indivision, ce qu'elle bloque, tes droits réels, les mots et les chemins, qui appeler dans quel ordre, et toutes les aides.
  • Les tableaux à emporter : article 815 (qui doit être d'accord pour quoi), les 6 voies de sortie comparées, et la liste des contacts utiles (DAF, Tribunal foncier, notaires, généalogistes agréés, médiateurs).
  • Version A4 imprimable avec cover et pagination, à photocopier pour la famille ou à annoter en marge.

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15 questions mixtes (V/F, QCM, cas pratiques). ≥ 16/20 tu maîtrises, 10 à 15 quelques points à revoir, < 10 mieux vaut relire.

Quiz indivision · 15 questions, scoring /20

Ton score se met à jour à chaque réponse.

0/20
0/15 répondues
01 · Vrai ou faux

« Personne ne peut sortir de l'indivision sans l'accord de tous les indivisaires. »

Faux. Article 815 : « Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision. » Tout héritier, même minoritaire, peut exiger sa part. C'est un droit d'action garanti, même si le chemin est long en pratique.
02 · QCM · 2 pts

La loi n° 2019-786 permet aux détenteurs des 2/3 d'imposer un partage. En pratique, en Polynésie :

C. La loi impose de publier une annonce sans préciser ni le site ni le support. Un héritier omis peut faire annuler tout le partage. Trop risqué : la voie judiciaire reste la solution réaliste.
03 · Vrai ou faux

« Un seul indivisaire qui refuse suffit à bloquer définitivement une vente. »

Faux. Si la vente sert l'intérêt commun, les autres peuvent saisir le juge, qui peut passer outre le refus. C'est une idée reçue tenace mais fausse.
04 · QCM

Pour louer un bien indivis en bail d'habitation, il faut :

A. Louer, c'est un acte d'administration : majorité des 2/3 suffisante. Vendre, en revanche, c'est un acte de disposition qui exige l'unanimité (ou le juge).
05 · QCM · 2 pts

Après une licitation, un membre de la famille veut racheter le bien au prix des enchères. Que dit la loi ?

B. Article 815-15 : le droit de substitution permet à un indivisaire de racheter le bien au prix des enchères dans le mois. C'est le moyen de garder le bien dans la famille, même après une licitation.
06 · Vrai ou faux

« Un généalogiste familial peut établir la dévolution successorale opposable devant le notaire. »

Faux. Le généalogiste familial retrace ton arbre pour le plaisir. Seul le généalogiste successoral agréé produit des actes opposables devant notaire et juge. Ne confonds pas les deux métiers.
07 · QCM · 2 pts

L'AISI (Aide à la Sortie d'Indivision) prend en charge :

A. L'argent n'est jamais versé aux familles : la DAF règle directement les professionnels. Aucune avance à faire. Message clé : l'argent ne doit jamais être la raison de rester bloqué.
08 · QCM

Sur un dossier d'indivision, ton interlocuteur privilégié, c'est :

A. Le notaire est au cœur de toute sortie d'indivision : acte de notoriété, recherches, rédaction, négociation entre les branches. À consulter le plus tôt possible, avant même de chercher un acquéreur.
09 · Vrai ou faux

« L'article 815-5-1 du Code civil (partage aux 2/3 avec vente aux enchères directe) s'applique en Polynésie française. »

Faux. Cet article n'a jamais été étendu à la Polynésie française. Ici, pour vendre un bien indivis, il faut l'unanimité… ou le juge. Attention aux contenus généralistes trouvés sur Internet.
10 · Cas pratique · 2 pts

Ta famille reçoit une offre d'achat. Un cousin insiste pour minorer l'estimation « pour que ça passe plus vite ». Ta réponse :

C. Une estimation juste protège TOUT le monde : celui qui reçoit une soulte, celui qui rachète (contestation possible), et la famille (soupçons et rancœurs évités). La transparence est la meilleure protection.
11 · Vrai ou faux

« Un médiateur foncier peut aider à débloquer un dialogue familial, avec un accord ensuite homologué par le juge. »

Vrai. Prévu par la loi du pays LP 2017-37. Un tiers neutre qui facilite la communication en vue d'un accord amiable, ensuite validé officiellement par le juge. Souvent le déblocage quand la famille ne se parle plus.
12 · QCM

Le titrement (loi du pays n° 2020-6) s'applique aux :

B. Une procédure unique pour ces îles : tu déclares la terre à la DAF, publication au JOPF, et sans opposition sous un an, titre définitif délivré.
13 · QCM

Indivision vs démembrement, c'est :

C. Trois choses différentes qui se mélangent tout le temps : indivision (quote-part abstraite), démembrement (usufruit + nue-propriété), copropriété (lot personnel + parties communes).
14 · Vrai ou faux

« Sarah Zimbris prend un mandat de vente classique sur un bien indivis dès qu'un des indivisaires le demande. »

Faux. Tant que tous les indivisaires ne sont pas d'accord, un mandat classique serait une promesse que la famille ne peut pas tenir. Sarah travaille en mandat de recherche (c'est l'acquéreur qui la mandate) et oriente vers le notaire dès le premier jour.
15 · Cas pratique

Ton indivision se débloque : partage qui se dessine, soulte à calculer. Le nerf de la guerre, c'est :

A. Une valeur faussée spolie quelqu'un et peut être contestée juridiquement (garde-fou des +25 % dans les 2 ans). Une estimation de partage n'est utile que si elle protège TOUTE la famille. C'est exactement là que Sarah peut t'être utile, ce jour-là.

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Et maintenant ?

Ton interlocuteur, c'est le notaire.

Tu as fait le tour : d'où vient l'indivision, ce qu'elle bloque, tes droits réels, les voies de sortie, les bonnes personnes et les aides. Tu en sais maintenant plus que la plupart des gens qui vivent une indivision depuis des années.

Et je vais être honnête avec toi : je ne vais pas te dire « appelle-moi pour ton indivision ». Ce n'est pas mon rôle. Une sortie d'indivision, c'est un dossier juridique et familial : ton interlocuteur privilégié, du début à la fin, c'est ton notaire, avec, selon les cas, le généalogiste successoral et le médiateur foncier (partie 5). Le bon premier pas, tu le connais maintenant : la dévolution successorale, puis le rendez-vous chez le notaire.

Là où je peux t'être utile, c'est plus tard. Le jour où ton indivision se débloque, un partage qui se dessine, un rachat de parts, une soulte à calculer, une licitation avec droit de substitution, il te faudra une estimation juste du bien. Tu as vu au point 08 à quel point c'est le nerf de la guerre. Ce jour-là, n'hésite pas à m'appeler.

« Je ne te donnerai jamais une estimation arrangée. Ni gonflée pour te faire plaisir, ni minorée pour arranger un rachat. Une estimation de partage n'est utile que si elle protège toute la famille. Je ne te mentirai jamais. »

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Sarah Zimbris, professionnelle de l'immobilier en Polynésie

Sarah Zimbris

Formatrice, coach & professionnelle de l'immobilier à Tahiti

15 ans d'immobilier, 400+ projets de vie accompagnés, 100+ agents formés. Sur l'indivision, je t'oriente vers le bon interlocuteur : le notaire reste l'expert de référence. Mon parcours complet →

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